Escapade sportive à Belle-île-en-mer, la bien nommée. Le tour de Belle-île en suivant le GR340, somptueux sentier côtier de près de 80km, nous fait découvrir un environnement exceptionnel et préservé. Un véritable voyage sensoriel. À travers ses paysages, ses couleurs, ses odeurs, ses sonorités, ce sentier nous plonge littéralement dans cette fascinante ambiance insulaire bretonne. Une part de chauvinisme breton certainement, mais cette île m’aura fait encore plus aimer la Bretagne. Un paradis en mer.

C’est en solitaire, en bivouac et en autonomie que j’ai décidé de parcourir les 80km du GR340, à un rythme soutenu, pour boucler cette micro-aventure en 25h avant l’arrivée du mauvais temps. Une micro-aventure qui sent bon les embruns et la sueur.

Micro-aventure.

S’offrir une expérience courte, dépaysante et sportive à deux pas de chez soi.

Mercredi soir, la météo annonce le mauvais temps dans l’Ouest breton ce w-e. Je décide de repousser mon tour de Crozon prévu dès ce vendredi. Je décide alors d’en profiter pour découvrir Belle-île, en y associant randonnée, bivouac, photographie et entraînement sportif sur ce GR340 tant réputé. Car oui en bon lorientais habitant tout près, je n’ai jamais mis un pied à Belle-île.

Mes affaires de trek aussitôt nettoyées et rangées, que je me retrouve déjà à refaire mon sac à dos pour repartir à l’aventure. Tente, duvet, matelas, matériel photo, réchaud, lyophilisés. Je commence à être rodé niveau préparation de sac à dos. Ce sera cette fois en mode léger, moins de 10kg, et donc en chaussure de trail, pour cette randonnée « légère » qui s’annonce sportive.

Un environnement exceptionnel.

Le tour de Belle-île à pied par la côte nous fait découvrir un environnement exceptionnel, à travers de nombreux paysages variés. Criques, plages de rêves, falaises sauvages… On ne se lasse jamais tout au long des 80km de côte.

De Palais à la pointe Ouest, le sentier zig-zag le long de petites criques paradiques aux couleurs sublimes.

La côte sud, exposée à l’océan, est plus sauvage. Les falaises y sont plus hautes et les panoramas plus impressionnants. Une tout autre ambiance, beaucoup plus de vie sauvage et très peu d’habitations.

La côte nord-est, quant à elle, comporte de belles et grandes plages, plus fréquentées et proche de la route. Moins sauvage mais pas moins charmante.

Un bivouac à la lumière des étoiles et du phare.

Je décide de planter ma tente au coucher de soleil, sur la côte sauvage offrant un magnifique panorama, après 38km de marche. Le coucher de soleil embrase littéralement les falaises.

C’est sans second-toit que je passerais la nuit, les prévisions météo étant bonnes. Une vue incroyable toute la nuit sous le ciel étoilé et la voie lactée. Au rythme du phare situé à quelques kilomètres qui vient éclairer ma tente.

Le GR340, les belles montagnes russes.

Sentier réputé comme n’étant pas si « facile », il est en effet vrai que le sentier alterne régulièrement en montées et descentes. Belle-île et ses 58 criques et plages, autant de montée et descentes. Cependant les dénivelés sont relativement faibles et les sentiers sans grandes difficultés. Les dénivelés m’ont parus moins fréquents sur la côte sauvage, au sud. Ce parcours offre un terrain de jeu idéal pour les amateurs de trails, sans hésiter je reviendrais m’entraîner sur cette île. Des marches, de la callaisse, du sable, de quoi bien transpirer, le tout avec une vue panoramique.

Belle-île et ses couleurs.

Ce qui m’aura certainement le plus marqué lors de ce mini-trek, ce sont les couleurs de Belle-île. Du mauve des landes, au vert des fougères, en passant par les bleus de la mer et les falaises embrasées de rouges au coucher de soleil. Un mélange exceptionnel.

Un voyage sensoriel.

Outre les couleurs, c’est par les sens que Belle-île nous fait voyager. L’odeur des embruns, des algues, de la crêperie du village. Le son des mouettes, du bruit sourd des vagues se heurtants aux falaises au sons relaxants des vaguelettes sur les plages paradisiaques. Le sable, la roche, la terre.

76km | 25h.

Après mes derniers treks en autonomie à porter un sac très lourd, les 8-10kg me paraissent tellement légers. Bonheur de pouvoir marcher à une bonne allure, et de faire autant de bornes. Un super entraînement pour les futurs ultra-trails. Au bout de 25h, dont 15h30 de marche, 76km au compteur, la boucle est bouclée! Aucune douleurs à déplorer si ce n’est quelques belles ampoules.

Une merveilleuse aventure accessible à tous, réalisable à la journée pour les mordus de trail ou en 4 jours pour ceux qui souhaitent profiter de cette belle île. Une chose est sûre, j’y reviendrai dès que possible. Mais allons d’abord découvrir les autres merveilles bretonnes!

Damien Cloarec

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